Modèle structurel luxembourgeois (LSM)

L'analyse de l'impact des réformes sur la croissance et l'emploi constitue une tâche très importante. Développer et appliquer des méthodes d'évaluation micro- et macroéconomiques des politiques est donc nécessaire, bien que faire de telles évaluations s'avère relativement difficile. À cet effet, un nouveau modèle de type "Dynamic Stochastic General Equilibrium" (DSGE) mieux adapté pour des simulations de politique économique a été élaboré par les professeurs Lionel Fontagné et Massimiliano Marcellino pour l'Observatoire de la compétitivité.

Certaines caractéristiques du modèle font en sorte que celui-ci est particulièrement adapté à l'analyse des politiques économiques conduites au Luxembourg. Il intègre les particularités économiques du Luxembourg, c'est-à-dire notamment le fonctionnement particulier du marché du travail qui tient compte des résidents et frontaliers, l'importance des négociations entre les syndicats et les firmes, et le fait que le Luxembourg est une petite économie très ouverte.

Les résultats générés par le modèle LSM, modèle macro-économétrique, peuvent fournir de précieux renseignements pour les définitions des politiques structurelles futures, notamment associées à la mise en œuvre de la stratégie Europe 2020. Une première version de LSM a ainsi été largement utilisée pour réfléchir aux conséquences des politiques structurelles. Mais cette version initiale n'était pas apte à étudier les conséquences de l'hyper-spécialisation du Luxembourg sur son cluster d'activités financières.

Le développement d'une nouvelle version de LSM, nommée LSM2, répond à cette préoccupation, renforcée par la crise. Le modèle LSM2, un modèle avec secteur bancaire pour le Luxembourg, a été présenté lors d'une conférence de presse le 25 juin 2012.

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